Being Human : La Confrérie de l'étrange (saison 1 à 3)
Créateur : Toby Whithouse
Pays d'origine : Royaume-Uni
Distribution :
Aidan Turner : John Mitchell
Russell Tovey : George Sands
Sinead Keenan : Nina
Lenora Crichlow : Anna "Annie" Clare Sawyer
De-quoi-qu'c'est'y-qu'ça-cause : Mitchell et George sont deux amis hors du commun : le premier est un vampire, l'autre un loup-garou. Décidés à vivre le plus humainement possible malgré leur condition surnaturelle, ils emménagent ensembles à Bristol, où ils trouvent du travail à l'hôpital local. Ils sont passablement surpris quand ils comprennent que la maison où ils viennent de s'installer est hantée par Annie, une jeune femme qui y est décédée plusieurs mois plutôt. Les humains ne peuvent ni la voir, ni l'entendre, ni la toucher, ce qui n'est pas le cas des vampires et des loup-garous, aussi la jeune femme est-elle ravie d'avoir de la compagnie. Très vite, ils se lient d'amitié, et c'est ensembles qu'ils vont se battre pour atteindre leur but ultime : devenir des gens normaux, malgré leur état. Mais chacun doit faire face à des obstacles propres à sa nature : Mitchell est poursuivi par son ancien mentor vampire, Herrick, qui veut le "ramener à la raison" en le convainquant de revenir parmi les siens et de recommencer à se nourrir du sang des humains, alors que le jeune homme lutte chaque jour contre ses pulsions. George, de son côté, tente de créer une relation avec Nina, une collègue, tout en lui dissimulant sa vraie nature. Quant à Annie, elle cherche à découvrir ce qui la retient dans le monde des vivants malgré sa mort, tout en jonglant avec la peur que lui inspire l'inconnu de l'au-delà.
Pourquoi j'aime : Passons gentiment sur le sex-appeal d'Aidan Turner (je l'ai pas dis, je l'ai pas dis !). J'ai toujours aimé le fantastique, et je suis accro aux séries (chacun son truc, pour certain c'est le sang humain, c'est pas mieux... Pardon.). Cela dit, après l'overdose de vampires et de loup-garous que j'avais eu avec Twilight, je pensais en être dégoûtée à vie. J'avais donc fui les Vampire Diaries et autres débilités. Jusqu'à ce que je tombe là-dessus. Ici pas de guimauve, pas d'histoire d'amour à l'eau de rose, de "Je t'aime, mais en même temps j'ai envie de te bouffer, mais je vais résister car mon amour est plus fort que tout !", etc. Being Human, comme son nom l'indique, c'est avant tout une histoire d'êtres humains. Enfin, d'êtres qui ont été humains, qui auraient bien aimé le rester, et qui sont prêts à beaucoup pour le redevenir. Plus sombre que Twilight & cie, mais aussi plus léger, par moment (paradoxalement), cette série développe un autre aspect des choses : la douleur de la transformation en loup-garou, chaque nuit de pleine lune, la terreur à l'idée de faire du mal à quelqu'un, le dénie face à une situation qu'on ne peut pas accepter, la lutte contre soi-même et contre des pulsions qui, peu à peu, tendent à nous changer en monstre sans qu'on puisse rien faire pour l'empêcher... Et puis l'amitié qui se noue entre des êtres si différents, et qui, mine de rien, change la donne : quand elle trouve enfin la clé pour se libérer du monde des vivants, Annie ne veut plus passer dans l'au-delà car ses nouveaux amis ont besoin d'elle. Mitchell trouve dans la confiance de George et de leur coloc' fantôme une raison de lutter contre son agressivité latente et sa soif de sang. George, peu à peu, s'accepte tel qu'il est puisqu'il est accepté par les autres. Ce sont des sentiments très humains qui traversent ces êtres inhumains, et cela les rend touchants. Alors on s'attache à eux et on se surprend même à souhaiter les voir triompher, même si, alors, ils ne seraient plus que de simples hommes sans histoires...

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